Ufych Sormeer - The Whimsical have a Dream

UFYCH SORMEER
The Whimsical have a Dream

Autoproduction, 2005

 


Originaire du Nord de la France, Ufych Sormeer a été formé en 1997 par Olivier Bourez, Fabien Waquet et Nicolas Sanson. En 2001 paraissait chez Ancestral Craft un premier album de black metal épique et symphonique intitulé “Anthem to the Glory of the Great Octagon”, puis ce fut un long silence de la part du groupe, lequel dû faire face à divers problèmes.
Enfin, le vaisseau des musiciens est revenu chatouiller l’atmosphère de notre vieille planète avec ce mini CD qui va assurément bouleverser bien des climats sonores, un OVNI de cette trempe, ça ne doit pas passer inaperçu ! “The Whimsical have a Dream” propose quatre titres fantastiques dont il n’est vraiment pas facile de parler, la galette ne se laisse pas approcher comme ça… C’est une véritable bombe d’énergie qui nous pète d’abord à la figure avant de nous permettre de contempler ses multiples facettes. C’est le délirant “Space cowboys” qui ouvre la danse et on comprend d’emblée que pour choper une bouée sur ce navire en folie, il va falloir réveiller l’équipage de bonne heure. Que devient le pauvre auditeur démuni quand ça part dans tous les sens avec une telle patate ? L’architecture riche et complexe des compositions dégage de son tourbillon des éléments heavy et prog’, ceux-ci nouant de fortes relations avec des structures synthétiques symphoniques mais aussi futuristes. Le quatrième morceau, l’instrumental “Beyond the Sea of Cinders”, est un excellent exemple de ce déploiement épique-orchestral que soutiennent des riffs solides ; les mêmes guitares sulvoltées que l’on retrouve tout au long de ce phénomène de technicité qu’enveloppe une armure de vitalité époustouflante. Pour ceux qui ne verraient là qu’une simple démonstration (réduire ce travail à cela serait vraiment injuste et surtout complètement déplacé) l’éventail créatif exprime son indéniable force à travers les émotions qu’il véhicule (ce skeud prend vraiment aux tripes !) et sa cohérence filant net et surfant au-dessus de l’illusion chaotique qui trompe son monde avec brio. Les vocaux d’Olivier Bourez appartiennent à la sphère heavy metal sans verser dans les aigus crispants, ils s’unissent à merveille au punch général, à cette fougue qui ne peut communiquer que bonne humeur et envie de foncer.

Tout est à sa place, des mélodies au moindre break en passant par tous les sursauts et autres ambiances mémorables qui font de cette épopée un objet qu’il serait criminel d’ignorer ! Bon, j’espère que je n’ai rien oublié… Il ne vous reste plus qu’à vous procurer rapidement cette excellente réalisation qui nous rend accroc dès la première écoute !

        Gasp