The Soil Bleeds Black - Mirror Of The Middle Ages

THE SOIL BLEEDS BLACK
Mirror Of The Middle Ages
The Fossil Dungeon, 2003

 

 

Le sixième album des frères Riddick débute sur une sorte de ronde un peu bancale, «Ring Around the Rosey», avant de nous plonger dans la somptueuse texture mélodique de «So Saith the Song of Sigurd», soutenue par la voix d’Eugenia Wallace. On récupère son bâton de marche, lequel commençait à se languir de la fermeté du sol depuis «Quintessence» et frappons notre vieux soulier sur les routes médiévales de The Soil Bleeds Black.
Les cordes, flûtes et percussions s’enroulent autour des siècles lointains que la sensibilité de ces musiciens a choisi pour nous faire rêver. Ils proposent à nouveau dans certaines compositions une attitude sombre ou recueillie, comme sur le mystique «Kyrie Eleison» ou «Veni, Veni, Emmanuel» et son chœur féminin, ainsi que des titres plus festifs et «joyeux» («Pastime With Good Company», «Tempus Est Iocundum», «Palastinalied») bourrés de charme et de poésie. L’ambiance mystérieuse de «Solus Maestitia Desperatio» s’accorde avec la chaude taverne et le goût du sanglier de «In Taberna Quando Sumus» ; c’est bien un miroir bouillonnant d’images que promènent ces artistes, une galerie des glaces dédiée au Moyen Age, riche et superbe. Seul bémol, le remix electro dancefloor de «Palastinalied», à la fin, qui vient tout casser… on essaiera d’oublier ce fâcheux moment, tant ce qui le précède nous aura fait voyager.

       Gasp

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