Taake - Nattestid Ser Porten Vid

Taake nattestidTAAKE
Nattestid Ser Porten Vid
Wounded Love Records, 1999

 

 

Taake veut dire «brouillard» en norvégien, des enveloppes fantomatiques de ce dernier émergent les paysages sauvages de Hoest, une nature empreinte de mysticisme où la nuit, le froid et la majesté des forêts imposent leur puissante aura. Le musicien a dressé sur son chevalet de glace la peinture d’un black metal évocateur que traverse une âme brute, sincère, nous engageant dès les premières notes à partager magie et folklore. Les riffs expriment bien cette absence de lumière en longues traînées coupantes, sillons répondant à des vocaux endiablés, habités par l’alchimie des runes et leur foisonnant repères de symboles. Les rythmiques sont variées, privilégiant les atmosphères, lesquelles s’appuient sur l’étoffe épique des mélodies  ; compositions intenses et violentes montrant ces cavaliers déchirant le ciel, ce corps étoilé où se reflète la mémoire d’un peuple. De rares chœurs «pagan» viennent confirmer le caractère authentique de l’œuvre, comme sur le morceau d’ouverture, à l’instar des textes écrits en vieux norvégien. Je parle ici d’une authenticité prenant ses racines dans l’amour d’une culture et d’un pays, ce que de trop nombreux crétins s’empressent de cataloguer sous la mine obscure d’un nationalisme déplacé… Opus initial de Taake, «Nattestid…» assure émotions et dépaysement, alors surtout, ne vous refusez pas à ses abruptes contrées.

       Gasp

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