Seven Pines - The Garden of Fand

SEVEN PINES
The Garden of Fand

Fand / World Serpent, 2001

 

 

Au côté de Gaë Bolg And The Church Of Fand s’active dans l’esprit fantaisiste d’Eric Roger un autre projet, celui de Seven Pines. Et comme de l’église au jardin il n’y a qu’un pas, nous empruntons ce vieux pont de pierres jusqu’au royaume et nous laissons séduire par ses trésors. La voix d’abord, on reconnaît bien celle de monsieur Bolg, intonation d’opéra vibrant au cœur d’un théâtre de ruines, d’arbres et de statues. Beaucoup de poésie traverse ces compositions où dark folk et néoclassique (ainsi que quelques éléments synthétiques) emplissent le ventre des instruments des folles fragrances du pays de Fand. Alors, guitares, violons, hautbois, piano et autres flûtes ne s’en portent que mieux, galopant en lyrisme convaincu sur un souffle parfois épique. Mais que les espiègles divinités du lieu me pardonnent, j’allais oublier la trompette ! Quand elle nous raconte son âme, c’est à un bal de frissons que notre peau nous invite. Entre rêve, mystère et fantastique, cet univers décalé où il semble faire si bon vivre foisonne de mélodies saisissantes, terriblement belles, claquant ferme nos émotions. Une touche martiale, comme sur «Le Danseur de l’Ombre», jeu plutôt lancinant et sensuel sur «Le Jardin des Mensonges» ou délicieuse mélancolie de «Dorian», l’éventail est large et totalement acquis à une puissante inspiration. D’un ton que l’on pourrait trouver grandiloquent, sachez que l’on est vite pris de magie, chaque morceau découvrant un nouvel aspect de ce cadre onirique. Allons mes amis, secouez-vous un peu et pénétrez sans plus tarder les sphères enchanteresses de cet opus formidable.

       Gasp