Marduk - Those of the Unlight

MARDUK
Those of the Unlight
Osmose Productions, 1993

 

 

Faisant suite à «Dark Endless», ce deuxième album marque l’arrivée de Marduk chez Osmose Productions. La Bête s’affine sous la gueule des démons qui lui hurlent de mordre l’humanité jusqu’au sang et de la résoudre en amas de poussières éternelles. L’âme damnée de Morgan Hakansson nous tend ici un terrible piège ; dès «Darkness Breeds Immortality», chair et esprit sont minutieusement déchirés sur les fers battus de rouille du black metal sauvage du quatuor. Un bouquet de violence offert avec l’intention de nous perdre, tant ses effluves sont chargés de maléfices et de noires mélodies ; sensuelles strip-teaseuses décharnées échappées du cercle le plus infâme de l’Enfer. Les vocaux du batteur / hurleur Joakim Af Gravf défendent le trône du Mal avec conviction, quant aux guitares, elles dessinent les chemins de perdition en jetant à nos figures leurs riffs barbares et pernicieux. Il faut noter la présence d’un certain B.War, lequel sera durant plusieurs années une des figures emblématiques de la formation… jusqu’à «Plague Angel», où Devo Andersson, qui fait partie du line-up de «Those of the Unlight», le remplacera à la basse. «Wolves», «On Darkened Wings», «Burn my Coffin»… les montures des obscurs cavaliers reprennent leur souffle sur le très atmosphérique et très réussi «Echoes from the Past», l’opus s’achevant avec «Stone Stands it’s Silent Vigil». Une seconde offrande aux ténèbres à posséder absolument… mais ça vous l’aviez compris.

       Gasp