Interview Jack The Ripper (année 2006)

En trois écrins somptueux renfermant des passions comme on en rencontre guère dans l’Hexagone, Jack The Ripper s’est imposé telle une évidence pour tout amateur de rock doté de bon goût et d’intelligence. Une musique que l’on écoute dans le plus profond recueillement alors qu’elle nous transperce l’âme autant qu’elle nous pousse dans une gigue de dément quand elle explose sur scène (écoutez "Party in Downtown" ensuite allez vivre ce titre dans le public, vous comprendrez ce que c’est que de subir un choc émotionnel). Alors que s’achève avec l’année une longue tournée et que "Ladies First" (dernier opus en date de la formation) se voit réédité avec un CD bonus, c’est avec un immense plaisir que nous vous proposons cet entretien.


Quel est le phénomène qui a présidé à la naissance de Jack The Ripper ? Qui en est à l’origine ?
Il n’y a pas eu de phénomène…Pas de plan… Jamais de ma vie, j’aurais pensé jouer dans un groupe… d’ailleurs, ce n’est pas un métier… …si on remonte le plus loin dans le passé, que dire ? C’étaient deux frères et un voisin dans une banlieue de richards qui ont commencé à jouer les rockers quand ils n’avaient jamais encore couché avec une fille, mais ça ne s’appelait pas Jack The Ripper. Pas encore…d’ailleurs ce n’était rien du tout…pendant ce temps là, Fabrice, le batteur, jouait du reggae aux Antilles… je n’avais même pas encore mué… C’était en 1987… Il y avait le génie qui savait jouer de la guitare et du piano, et deux guignols qui ne savaient même pas ce que c’était un accord… Dom a un peu halluciné quand on lui a demandé de jouer avec nous… Je crois qu’il hallucine toujours ! Il en a eu marre de faire le con (surtout sa femme qui désespérait de le voir perdre son temps) … alors il est parti avec elle six mois en Australie, puis un an à Seattle… Mais mon frère et moi, on avait toujours la foi… quand il est revenu, les frangins continuaient toujours… avec un guitariste doué mais insupportable, on avait formé un groupe qui deviendrait la base de JTR…
Les membres actuels se sont additionnés progressivement… Hervé était notre cousin. C’était un gamin pour nous, et puis un jour il a grandi, comme ça d’un seul coup, il avait des boutons pleins la figure parce qu’il avait seize ans, mais il nous a joué Jimi Hendrix, comme le maître… et on a fait ouah !
Ensuite on a rencontré Alex lors d’un mariage… on avait pris quelques dragées….il y avait un orchestre… tu sais jouer ? ouais, ouais… on s’est emparé des instruments, on a coupé la sono pour jouer
"Sympathy for the Devil" pendant trois quarts d’heures sans interruption, juste batterie, basse, et synthé… … …les gens nous haïssaient… c’était extraordinaire
La formation n’a pas changé depuis 1996…

Vous êtes huit musiciens, comment vous êtes vous rencontrés pour former Jack The Ripper, est-ce le fruit d’affinités musicales, ou tout au contraire le croisement d’univers différents qui a motivé l’avènement de la formation tout en lui conférant son identité ?
On a commencé trop nombreux, trop vite… Même si Adrien et Akka sont arrivés plus tard en 2001, on rêvait de jouer avec violons et trompettes avant même de savoir jouer à six. On voulait faire de la musique totale… Presque complexés de faire du rock. Comme si les guitares électriques ne nous intéressaient pas. A la rigueur, il aurait fallu se reconvertir individuellement : toi, tu fais du violoncelle, moi du hautbois …Nous rêvions de cascades de cordes… et comme la grenouille de la fable, j’enflais la gorge vers des sommets impossibles à atteindre sur fond de DX7 ou de Clavinova... c’était à vomir, et nous étions malheureux, parce que nous ne jouions pas ce que nous aurions aimé jouer.
Je crois qu’on a commencé par faire fausse route pendant les trois premières années… ce qui aurait dû laminer le groupe…. mais nous étions d’accord au moins dans le mécontentement général…. paradoxalement si nous étions incapables d’enregistrer un morceau qui pût correspondre à notre soif d’absolu, je crois que nous voulions faire de la grande musique, sans savoir ce que ce terme recouvrait précisément d’un point de vue musical…Les concerts nous ont sauvés dès le départ. Je crois qu’on avait l’air très tourmentés sur scène de ne pas pouvoir exprimer ce qu’on voulait exprimer. Mais certains voyaient déjà dans cette impuissance même les germes de certaines possibilités…

Pourquoi avoir adopté comme nom celui, célèbre, de Jack The Ripper - "pourquoi pas ?" me direz-vous - mais encore ?
Personnellement je me qualifierais comme frustré… Je ne dis pas ça à la légère, ce n’est pas une théorie, c’est un fait, comme la violence du monde : la frustration est le destin des trois-quart des gens, mais moi, je le sais…
Une amie japonaise me racontait encore la semaine dernière : les Japonais sont des stakhanovistes, les Japonais ne parlent jamais… c’est un des peuples les plus civilisés de la planète, tu sais… et puis un jour, ils prennent une hache… et vlan dans la gueule du patron ! Je crois que nous sommes tous un peu japonais à l’ère du Culte du Travail, je pourrais revêtir sa chair... oui je pourrais devenir elle… et elle pourrait elle-même devenir Jack The Ripper.
Nous ne sommes pas fascinés par l’imagerie gothique… Nous nous référons à un personnage du passé, parce que l’époque elle-même est anachronique… Le XXIe siècle naissant apparaîtra sans doute pour les historiens du futur comme une régression au monde de l’exploitation des travailleurs à la fin du XIXe siècle…

Je crois savoir que les compositions sont œuvre commune, comment se passe le processus de création pour une formation comptant autant de membres que la vôtre ? Vous accordez-vous facilement ?
La musique de Jack The Ripper résulte d’un grand écart entre nos huit personnalités. Comme il y a des natures plus gaies, j’aurais tendance personnellement à ressentir les choses d’un point de vue plus noir que les autres ; mais si je trouvais plus déprimé que moi, je crois que je serais capable de trouver dans mes tripes l’énergie d’un comique !
Quand j’écoute après coup nos disques, cela me donne parfois l’impression que nous essayons de faire le pont entre les grands écarts de l’âme, qui choisit souvent des solutions radicales dans la musique (le bruit ou la romance) au contraire des nôtres qui cherchons à réconcilier les contraires… mais ce n’est pas aussi conscient quand nous composons, bien sûr ! La musique ne se laisse pas mettre en boîte comme ça… c’est une maîtresse très capricieuse… d’ailleurs ce n’est pas toi qui la diriges, c’est elle qui te dit : écoute moi… parce que la musique en groupe est une horrible machine à réprimer les pulsions : tu n’apprends pas à parler, mais à répondre.…
D’ailleurs par nature je ne supporte pas cette discipline… en règle générale, je préfère m’abstraire du magma et accorder cette création ex-nihilo comme un petit chef d’orchestre ou comme un simple flic…

Vos compositions sont d’une puissance émotionnelle bouleversante, chacune d’elle semble être une mise en scène, un théâtre où nous voyons évoluer un personnage plus ou moins torturé, sentiment renforcé sur scène ; qui sont ces êtres qui hantent la musique et les textes de Jack The Ripper ?
Je ne peux pas répondre à ça.

Si l’ombre pèse sur vos opus, la lumière se montre capable de percer les ténèbres à tout instant, de chercher à nous précipiter dans la folie tout en nous laissant à l’occasion percevoir qu’il existe une voie de salut… à moins que le salut ne soit justement dans la folie… suis-je à côté de la plaque où ces impressions circulent-elles chez Jack The Ripper ?
Quand bien même on voudrait faire de la musique grave, elle en deviendrait comique… et quand tu voudrais rendre les choses plus légères, elles paraissent à d’autres extrêmement noires. Personnellement, je sais que la maîtrise des sentiments n’est pas quelque chose de productif… Dans
"White men in black", le chœur chante à la fin "Love will save you"… si j’avais cru un jour que j’aurais pu écrire quelque chose d’aussi lumineux qui sonne quand même assez juste !

Votre musique nous fait voyager "des cabarets berlinois aux camps tziganes, des centres urbains enfumés aux campagnes enfiévrées" disais-je dans l’une de mes chroniques, d’abord êtes-vous d’accord avec ce que j’avance, sinon vers quelles contrées nous porte-t-elle ?
J’en sais rien… parfois, ça donne l’impression qu’on fait un groupe de géographie, non ?
"Martha" est une vraie chanson berlinoise… c’est vrai… "Adrien" nous fait voyager sur le Danube…d’accord… mais forcément tu voudrais nous enfermer quelque part, que j’te dirais NON NON ET NON…

Lorsqu’on lit des papiers sur Jack The Ripper il est souvent question de Nick Cave, personnellement je pense davantage, sans doute à cause principalement de la profondeur émotionnelle dégagée par le chant qui semble autant habité, à David Eugene Edwards (Sixteen Horsepower, Woven Hand), alors de qui Jack The Ripper se sent-il proche, qui vous a influencés et où vous situez-vous dans la scène française ?
On ne reste pas collé toute sa vie avec son premier amour de jeunesse, même si on lui sait gré au fond du cœur de nous avoir dépucelé musicalement. Les critiques quand ils parlent d’un groupe français, c’est toujours avec condescendance…tu viens d’un pays qui importe de la musique de l’étranger, donc, toi tu n’as ni l’intelligence, ni la sensibilité pour faire quelque chose de personnel. Discuter avec les journalistes (je ne parle pas de toi, toi, tu es gentil ): c’est un peu, comme aller chez le psy, ils te parlent toujours de filiation, de papa et maman, de pipi et de caca… bref ils ne te donnent pas la chance de beaucoup évoluer dans la vie…
Alors pourquoi vous êtes vous appelés Jack The Ripper ?
Eh ben…. on s’est appelé Jack The Ripper parce que ça a été la première chanson que nous avons jouée.
- Mais c’était une chanson de Nick Cave, hein ?
Oui, mais parce que c’était mieux que de s’appeler Franz Ferdinand ou Jeanne d’Arc (connard !). Parce qu’il y avait trois accords. Parce que c’était simple. Parce qu’on pensait attirer un certain public bondage, même si ça n’a jamais marché de ce côté.
Mais pourquoi Nick Cave ?
Parce que c’était la preuve qu’on pouvait faire une musique intelligente, sensible, écrire des arrangements efficaces à la seule condition qu’on ne soit pas musicien, mais romancier ou cinéaste, tu piges ?
Voilà. A partir du moment, où tu ne te poses pas la question en termes d’idoles, cela devient compliqué pour cet ancien musicien qui a souvent raccroché sa guitare au vestiaire : il n’a pas compris pourquoi toi, tu continues, pourquoi tu t’acharnes, puisque tu n’es pas original, lui au moins a eu la décence d’arrêter parce qu’il n’était pas Nick Cave, alors il va te crucifier toute ta vie sur la croix de Dieu le Père que cette espèce d’inquisiteur te reproche de ne pas reconnaître comme ta seule et unique source d’inspiration … le problème, tu lui expliques, c’est que tu n’as plus vingt ans, … que l’inspiration, c’est d’abord une chose un peu plus complexe… que ton rapport au monde ne passe pas d’abord par ton walkman que la musique n’est qu’un langage pour faire passer des trucs …… que tu ne peux justement pas te réfugier derrière papa ou maman… sinon personne ne t’écoutera…d’ailleurs personne n’écoute personne (et le journaliste n’a pas envie qu’on t’écoute, toi, puisque personne ne l’a écouté, lui) …… D’ailleurs, dans notre musique, on entend plein de choses… On a volé tout à tous… Nous avons une discothèque énorme!
Il y a tellement de groupes qu’on adore que cela n’aurait aucun sens de trouver la clef de la genèse ici plutôt que là. La vérité est ailleurs.
Quant à la scène française, que dire ? A moi, de jouer les condescendants ! Ah ! Ah ! Ah ! On se sent assez seul dans notre genre (voyez-vous ça), mais on est très content. A vrai dire, je ne sais pas trop ce qui se passe dans l’Hexagone, parce que j’ai moins le temps d’écouter de la musique, donc je ne peux pas en parler…Parfois, il y a des groupes excellents qu’on rencontre sur scène, comme Fake Oddity à Lyon ou Wok à Toulouse. J’aime aussi Sebastien Schuller, Katerine me fait marrer et Nosfel a l’air très bien sur scène, … Mais grand coup de cœur pour les Piggedleddy de Macon, qui ont vraiment une touche de folie et de créativité en plus….

Depuis "I’m coming" (le second album) Jack The Ripper s’est posé sur le label Le Village Vert, comment se passe la collaboration ? En êtes-vous satisfaits ?
Oui et non, comme n’importe quel groupe te répondrait : ILS n’en font jamais assez (c’est vrai d’ailleurs). Mais ce sont des personnes qu’humainement on apprécie beaucoup, ce qui rend parfois le dialogue difficile, quand on a des reproches à faire. Ils nous laissent une grande liberté, qui nous a donné parfois une cruelle impression d’indifférence… au moment de l’enregistrement… en même temps, je n’aimerais pas voir débarquer quelqu’un comme Bambi, notre D.A, en séance de travail…parce que c’est la seule personne au monde qui puisse me donner l’impression qu’au fond tout est vanité… Je l’adore. C’est un vrai sage.
Mais comme n’importe quel groupe, on regrette simplement que le label n’ait pas plus d’argent (en même temps, on ne leur en fait pas gagner beaucoup)…. Il faut quand même une production conséquente pour produire un disque de Jack The Ripper. Il y a trop peu de temps… ça me stresse… et je ne veux plus payer l’addition par des problèmes de santé, comme ça a été le cas sur notre dernier disque…

Comment expliquer qu’en France des daubes innommables se vendent par camions entiers et qu’un groupe talentueux comme le vôtre et véhiculant autre chose que facilité, strass, paillettes et médiocrité (que l’on trouve hélas aussi dans l’underground), reste anonyme et ait dû sortir "The book of lies" (le premier album pourtant bien abouti) en autoproduction ? Le choix de chanter en anglais, bien que logique vu la musique pratiquée, constitue-t-il un obstacle dans l’Hexagone ?
Le choix de l’anglais est un problème pour les radios FM et les plateaux de télévision, mais ça ne nous concerne pas, ce n’est pas notre public (même si on pense s’adresser à tous).
Maintenant qu’ils ont réussi à imposer le cachet de la nouvelle chanson française, les radios nationales ne nous ignorent plus forcément parce que nous serions des alliés des Américains … Je pense à France Inter ou à Fip, par exemple… Ils nous ont beaucoup soutenus sur ce dernier album, et c’était assez bizarre de la part d’une radio du service public, qui se moque au fond de défendre la francophonie ou pas… mais ne pas être disque d’or, non cela ne me surprend absolument pas … Aucun des groupes que j’admire – à part les vieux classiques, ont vendu beaucoup… Alors pourquoi nous ? Personnellement je ne m’attendais pas à l’accueil qu’on a reçu sur
"Ladies first"… … et même beaucoup d’amis qui détestent ce que nous faisons… : "vous à La Cigale ?" Ce qui fait que même parfois pendant les concerts, certains te reprocheraient presque ce soir d’être trop heureux de vivre !
Tu me demandes pourquoi un large public devrait-il nous aimer, alors que nous jouons avec des états d’âme qu’il récuse ? Si les gens avaient une réelle soif de connaissance, ils liraient Armando Gatti et pas Amélie Nothomb. Quand j’écoute une conversation au café, de toute façon je ne me sens pas en grande osmose avec ce que j’entends ou ce que je vois… Je n’aime pas beaucoup mes contemporains qui me traitent de dandy, parce qu’ils s’habillent comme des ploucs. Oui, le grand public a raison de ne pas nous aimer… Je trouve même cela justifié, dans la mesure où notre musique sur bande n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être, je les comprends, moi non plus, je n’aime pas toujours Jack The Ripper.
Mais avec nous, il faut souvent lire entre les lignes… c’est-à-dire ne pas se montrer trop intégriste : aller à l’esprit plutôt qu’à la lettre… même si la forme est tout, malheureusement ! Les sentiments avec lesquels nous nous débattons dans nos chansons sont plus durs, je crois, à exprimer, que la plupart des groupes de rock en général…. parce que plus bizarres ou plus cachés… Parfois, c’est à devenir fou ce rapport entre la maîtrise de l’instrument et l’abandon de soi-même… : Mais toi, qu’est-ce que tu préfères ?
De la mauvaise musique bien jouée ou de la bonne musique mal jouée ? C’est toute la question !

Le peintre Juarez Machado a réalisé l’ensemble des pochettes de chacun de vos trois albums, comment vous êtes vous rencontré ? Comment travaillez-vous avec lui ?
Une amie passait un jour par une galerie de la rue de Seine… et puis tombe nez à nez avec le tableau
"La fête continue"… On venait juste de terminer "The book of lies"… Elle achète le livre, nous montre la reproduction. Ca nous a paru comme une évidence.. du moins pour sortir "Prayer in a Tango" en simple… on ne savait pas si ça collait avec le reste du disque… mais c’était trop beau… les gens sont tombés dans le panneau, et on en a vendu des millions… grâce à cette jolie pochette, nous sommes devenus riches, beaux et célèbres, comme tu le sais !

J’ai eu la chance de voir Jack The Ripper en concert, performance prompte à enflammer le public, expérience intense et inoubliable qui demande quand elle s’achève un bon moment avant de redescendre sur terre, que représente la scène pour vous ? Aura-t-on un jour la chance de voir l’une de vos prestations gravée sur DVD ?
La scène, c’est la revanche sur le disque et sur l’ingénieur du son qui ne t’a pas laissé expérimenter beaucoup d’idées lors des sessions d’enregistrement….Il y a beaucoup de rage et de frustration quand tu as fini le disque – moi, ça m’aide. Dans mes chansons, ce sont les personnages (leurs histoires) qui me structurent. Quant à une captation en images… un concert ne se laisse pas prendre plus facilement qu’une prise de studio (la preuve dans la nouvelle édition du disque… ça nous a été demandé par le label… mais ça ne montre pas ce qu’est un concert, pas du tout … de toute manière, il n’y a pas d’argent, alors )… Combien de groupes ont réussi à sortir un film digne de ce nom sur toute une carrière ? Il faut de la magie, des moyens, une lumière mais d’abord et avant tout un œil brillant derrière la caméra ! ah, s’il suffisait de filmer !

Quel bilan tirez-vous et quels échos parviennent jusqu’à vous de vos longues tournées et de vos trois albums ; le public semble vous suivre davantage qu’une presse qui de toute façon ne paraît guère s’intéresser à autre chose qu’à son nombril et aux conformismes ?
Les plus belles femmes du monde nous prennent en sympathie, et la presse rock nous ignore …que demander de plus ?

L’actualité de Jack The Ripper c’est beaucoup de concerts, et le futur de quoi sera-t-il fait ? A quand un quatrième album ?
Nous sommes fatigués... Fin 2007, sans doute….Mais ce serait une grave erreur d’enchaîner directement la tournée et la composition d’un nouveau disque… Je crois que nous avons besoin d’un peu de repos, je veux dire de vivre des choses personnellement pour nous ressourcer….


                      Brown Jenkin (novembre 2006)