Hollenthon - With Vilest of Worms to Dwell

HOLLENTHON
With Vilest of Worms to Dwell

Napalm Records, 2001

 


Deuxième album pour les Autrichiens d’Hollenthon et une grosse claque par la même occasion tant cette réalisation est excellente. Martin Schirenc a enfanté une partition grandiose qui s’apparente à un véritable voyage, un moment de musique qui vous décollera de la surface terrestre pour une aventure sonore inoubliable ! Epique, cet opus l’est d’un bout à l'autre, mais le mot est faible si on le compare à la cascade d’émotions qui nous capture sous un flot intense d’images héroïques et fantastiques. Périple en des temps reculés où l’on imagine volontiers des colonnes de cavaliers fendre des paysages dantesques vers des batailles homériques, ce “ With Vilest of Worms to Dwell ” est une œuvre haute en couleurs qui sait tenir l’auditeur en haleine dès ses premières mesures. On peine à se rendre compte du travail qu’il aura fallu pour faire surgir pareille osmose entre métal et orchestrations variées, le tout soutenu par une énergie impressionnante. En ce qui concerne les guitares, les influences sont death et heavy, on a même parfois un feeling thrash (notamment au niveau rythmique). L’atmosphère générale est sombre et conquérante, le chant dark / death guide ses légions guerrières vers un tourbillon d’événements mémorables d’où émergent des chœurs et des vocaux clairs qui s’intègrent parfaitement au reste. Une symphonie où les amateurs de musique classique reconnaîtront, entre autres, l’air célèbre de Prokofiev (le ballet “ Roméo et Juliette ”) qui constitue la trame de “ Lords of Bedlam ” ; un côté un peu folklorique aussi, comme par exemple sur “ The Calm before the Storm ” et surtout une volonté de marier une riche palette d’éléments sans que le résultat soit indigeste ou bancal. Quant aux mélodies, est-il utile de préciser qu’elles sont imparables, tout s’enchaîne donc parfaitement de “ Y draig goch ” à “ Conspirator ”, et on s’accroche au fauteuil quand on songe à ce que ça pourrait donner sur scène avec un véritable orchestre ! Que dire de plus, sinon que cet album se doit de figurer dans toute discothèque digne de ce nom !

       Gasp