:Golgatha: - Seven Pillars

:GOLGATHA:
Seven Pillars

Athanor, 2006

 

 

 

Idée intéressante que celle d'un album basé sur le mythe de l'orientaliste et agent diplomatique britannique Thomas Edward Lawrence, alias Lawrence d'Arabie (1888-1935). On peut affirmer sans risque que :Golgatha: à modeler une œuvre forte, profonde, les Allemands démontrant un talent qui éclairait les compositions de «Kydos. Reflections on Heroism». Une présence, une empreinte mystique, un voyage sous le soleil brûlant du désert, un bouquet d'impressions qui, au-delà de l'Histoire écrite par les hommes, s'inscrit sur un horizon intemporel élevé par la beauté des paysages de «Seven Pillars». Réalisation épique et mystérieuse traversée par le fantôme de ces batailles où s'affrontent des tribus nomades, lames de sabres dressées dans le corps du vent, assauts et clameurs, silhouette silencieuse des bédouins progressant sur l'arête des chaleurs écrasantes. Le chant de S. Marleni sur «June 1909 : Syria» (et que l'on pourrait rapprocher de celui de Patrick Leagas, lequel apparaissait sur l'opus précédent) est vraiment prenant, les percussions à l'accent tribal qui l'accompagnent nous menant vers l'étrange et hypnotique «March 1911 : Nadir», un exercice d'envoûtement où s'égrènent, en arabe, des spoken words féminins. Voici un album offrant plusieurs visages, alto et guitare acoustique (que l'on retrouve en divers endroits) sur le poignant «March 1917 : Under the desert Moon», tambours militaires et combats imminents sur «October 1, 1918 : Victory», parties plus atmosphériques semblant se détacher d'un rêve d'Orient, d'une vieille photo en noir et blanc qui aura parcouru bien des routes, jusqu'à celle qui sera fatale à l'auteur des «Sept Piliers de la Sagesse».

      Gasp