Fields of the Nephilim - Dawnrazor

FIELDS OF THE NEPHILIM
Dawnrazor
Beggars Banquet, 1987



Une ouverture sur le thème de l'homme à l'harmonica d'Ennio Morricone, et la machine infernale "Dawnrazor" déboule à l'heure de ce qui restera à jamais pour moi une révélation. Emmené par le charismatique preacher man Carl McCoy et ses vocaux d'outre-tombe, le quintette met en place un gothic rock aux accents western spaghetti d'une redoutable efficacité. Je mets au défi quiconque de trouver une faiblesse à cet opus où les guitares donnent la réplique à une batterie impeccable, où une basse inspirée clame les temps héroïques de la conquête de l'Ouest. "Dawnrazor" ne renferme que des perles, impossible de détacher un morceau de l'ensemble, tous dégagent leurs lots d'émotions, de sensations, d'images. Fields Of The Nephilim offre avec "Dawnrazor" ses lettres de noblesse au gothic rock, McCoy s'installe sur le trône en maître absolu du genre, jamais personne ne se montrera capable de le renverser.
La version CD sera agrémentée de bonus,
"Laura II", "Secrets" et "Power". Ces derniers, issus des maxis précédents, au lieu d'être mis à la fin se retrouvent mêlés aux titres de l'album, mais loin de le déstructurer, ils s'y intègrent parfaitement.
Le temps était venu de ranger les oripeaux gothiques et de sortir le bon vieux "cache poussière" du placard ; il fallait bien se préparer pour l'avènement, un an plus tard, de l'album du siècle :
"The Nephilim".

      Brown Jenkin