Dragon Mandole - Bard's Tale 1 : Esprits du Soleil Levant

DRAGON MANDOLE
Bard's Tale I : Esprits du Soleil Levant

Autoproduction, 2009

 

 

 

Il existe des livres qui nous parlent de grands voyages, et des musiques qui pourraient être à l'origine de ces ouvrages où mots et phrases retiennent ces harmonies dont l'écho épouse les lignes d'un horizon constamment repoussé. Padrigh, c'est l'homme de ces voyages, des vastes espaces d'une Asie fantasmée, des plaines où Terre et Ciel ne font qu'un, unique compositeur de ces pages de route, de rêve et de mystère formant la trame de ce premier album de Dragon Mandole. Invitant autant à la méditation qu'à la contemplation d'une Nature souveraine et splendide, les compositions de cette oeuvre s'abreuvent aux termes d'un "parler" acoustique traditionnel et folklorique; un style d'écriture musicale se déroulant en une symphonie hors du temps qui caresse le sentiment d'absolu que je ressens en l'écoutant. Guitares (classique et électrique) et mandolines, banjos, flûtes irlandaises et percussions, saz et cornemuses (originaires d'Auvergne et de Gascogne), voilà entre autres quelques instruments rythmant les pas des silhouettes nomades mourant dans le brasier d'un crépuscule d'or pour mieux renaître dans les murmures d'une aube où tout se joue à nouveau. Terrestre et mystique, cet opus divisé en trois parties l'est assurément; entre silence et recueillement, des voix, des chants s'élèvent parfois ("La route des Xangs"), une richesse des émotions à l'aune des montagnes, des fleuves et des vallées, un ton ombrageux sur "Horses in the Morning" tels de furtifs éclairs capturés par le reflet de quelque lame guerrière, incroyable périple de clarté lunaire et de soleil brûlant dont les 80 minutes passent comme la fresque d'un artiste dont les estampes n'ont jamais fini de révéler toute leur magie.

      Gasp


   • interview (année 2009)