Dopedrone - Contact Book

DOPEDRONE
Contact Book
ParaLucid Netlabel, 2009
 

 

 


Si, tout comme moi, vous n'aviez encore jamais entendu parler de Dopedrone, n'hésitez surtout pas à donner de l'oreille sur les mondes fascinants que suggère "Contact Book". C'est au Norvégien Martin Anderson (membre de Yeti Island) que l'on doit ce projet aux frontières mouvantes et ouvertes vers des tremplins stellaires fournissant un élan illimité. Ambiances spatiales et grisantes, textures électroniques comme autant de tentatives d'exprimer les états de la lumière aux abords d'une étoile en transformation et sensation d'ivresse constante sur les traces d'un télescope orbital collecteur de visions incroyables. Cela et bien plus encore, "Contact Book" relevant d'un travail d'orfèvre, d'une maîtrise des horizons où s'arpègent des accords mystiques, des présences oscillant entre l'entité extraterrestre et l'énigme divine sur un métier à tisser où l'alternance des trames révèle les dessins que figuraient déjà les premiers magiciens de l'humanité. Atmosphères denses, profondes, ou dédiées à une configuration plus electro où domine le rythme, "Contact Book" recèle vraiment quelques joyaux; "Old Galaxy", le titre éponyme, "Memory Loss"... il faudrait sans doute tous les citer, sans oublier de mentionner ces spoken words échappés de télécommunications radio dont la source a depuis longtemps été avalée par le puits du Temps, et ces lignes de guitare sous-jacentes, parfois presque invisibles, autant de strates abordant le schéma abscons qui ressort à l'écoute de cette excellente pièce qui, tout du long de ses 72 minutes, n'en finit pas de nous faire partager sa richesse et ses subtilités.

      Gasp