Deicide : Deicide (chronique du premier album)

DEICIDE
Deicide
Roadrunner Records, 1990

 

 

Paru en 1990, ce premier opus reprend en quasi-totalité les deux démos sorties auparavant sous le nom de Amon. Bénéficiant d'une meilleure production qui les rend du coup bien plus efficaces, les titres sont emmenés par la voix chargée de haine du sieur Glen Benton visiblement très remonté contre la chrétienté ! Le bonhomme s'affiche clairement comme anti-catholique et a fait de Dieu son ennemi juré (le créneau étant bien chargé j'ai quant à moi décidé de livrer une guerre sans merci à Shub Niggurath le Bouc Noir Aux Mille Chevreaux). Le chant n'est cependant pas la seule force du groupe, Steve Asheim dans le rôle du rouleau compresseur n'est pas mal non plus, maître de la double pédale et loin d'être manchot, un véritable régal. Certains pourront trouver les inévitables soli propres au genre parfois plutôt incongrus et décalés, certes, sans doute un peu, mais à titre personnel j'apprécie énormément. A part ça, cet album déborde de riffs bien lourds et dégouline de soufre. "Deicide" est sans contestation possible un classique du death metal et quinze ans après sa sortie, même s'il est marqué par son époque, il n'a rien perdu de sa force dévastatrice et de son fort pouvoir de nuisance. A écouter encore et encore sans modération et aucune pitié pour les tympans ! Incontournable.

        Brown Jenkin