Rose Land - Maladivine

ROSE LAND
Maladivine

Autoproduction, 2007

 

 

Les déambulations sur la Toile permettent d’agréables rencontres, ainsi en est-il de Rose Land, univers fabuleux qui doit son nom à un lieu bien réel, Roselend, situé dans les Alpes françaises… Tous ceux qui possèdent leur Roselend / Rose Land (pour moi c’est la mythique Brocéliande) ne pourront qu’être touchés au cœur par la musique d’Eric Apollinari, ils seront transportés dans ces paysages qu’ils affectionnent tant, évasion à travers les notes des synthés qui ont bâti cette oeuvre. Mais «Maladivine», opus instrumental, par ses aspects nostalgiques et mélancoliques est aussi un douloureux rappel, celui d’un monde rongé par le pire cancer qui soit : l’humain… Eric se dit plus préoccupé des émotions qu’il transmet que de technique, n’allez pas croire pour autant que «Maladivine» est travail de dilettante ! Outre que notre homme est doué dans l’art mélodique, cette réalisation, aux influences cold wave et heavenly certaines, ne souffre pas de médiocrité ou d’approximation (tout juste pourra-t-on signaler la voix en arrière plan sur «Et l’homme s’incline» qui gagnerait à s’affirmer). Ces compositions fonctionnent comme un vieux grimoire magique, elles ouvrent de belle manière les portes de l’imaginaire, paradis perdu couvert d’immenses forêts, de montagnes dont les sommets conserveront à jamais leurs neiges éternelles, nature préservée de la menace du Grand Prédateur…

      Brown Jenkin

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