Dernière Volonté - Les Blessures de l'Ombre

DERNIERE VOLONTE
Les Blessures de l'Ombre
Hau Ruck !/Tesco, 2003

 

 

"Ouverture" : une levée de corps, celle d'un soldat tombé au champ d'honneur… procession aux flambeaux, marche silencieuse jusqu'à la haute stèle recouverte d'emblèmes.
La musique de Geoffroy D. est un appel à continuer la lutte, malgré doutes et désillusions, malgré les nuages lourds et sombres qui s'amoncellent au-dessus de nos têtes.
Rythmes martiaux, chœurs profonds, plages synthétiques évoquant le son d'un orgue, éléments folks, mélancolie et atmosphères parfois proches de Der Blutharsch ("Les yeux fermés", "Un dernier crépuscule"). Mais cet opus risque, pour certains, d'être la pièce finement ouvragée comportant malgré tout un bémol : la voix. Celle-ci peut effectivement sembler en décalage avec les compositions, appartenant davantage à un répertoire new wave qu'aux paysages tourmentées de l'indus martial. En ce qui me concerne, je m'y suis habitué. Entendue pour la première fois sur l'album de Der Blutharsch "When all else Fails !", je n'avais pas non plus adhéré immédiatement. Il n'y a pas de nuance dépréciative derrière ces lignes, juste une indication destinée au feeling de chacun.
"Les Blessures de l'Ombre"
est une œuvre sincère, riche en émotions, ciel hivernal capturant les ébats de la lumière, tel un hiéroglyphe signifiant victoire en devenir si l'espoir, la foi ne s'estompent. Il suffit d'écouter, de lire les textes en français afin de s'émouvoir d'une authenticité parcourant les solitudes d'un monde qui a perdu son âme…

      Gasp