Chronique Villa Vortex (MCD)

VILLA VORTEX
Villa Vortex
Autoproduction, 2004

 

 

Les autoproductions réservent parfois d’agréables et excellentes surprises. Il en est ainsi avec Villa Vortex, formation dont le chanteur et le bassiste furent membres de Silence Hôpital, cette dernière comptant à son actif trois EP et pas mal de concerts (notamment des premières parties pour And Also The Trees). La rencontre de ces deux personnages avec des musiciens de la scène rock indépendante va conduire au télescopage de leurs diverses influences : new wave et gothique d’un côté, punk rock et métal de l’autre. Ce cinq titres ne renferment que morceaux de bravoures qui méritent de retenir l’attention de tout amateur de pop rock mâtinée de cold wave. Des compositions énergiques où des guitares percutantes lancent leurs assauts mélodiques sous la conduite d’une basse estampillée eighties… Peter Hook, bassiste de légende de Joy Division, continue à marquer des générations d’adeptes de la quatre cordes, et c’est tant mieux! Servi par un chant impeccable, (tout juste pourra-t-on lui reprocher de se percher parfois un peu haut sur l’ultime morceau, “Entends-moi”), qui nous rappelle les grandes heures de la new wave. Les textes, en français, ne manqueront pas d’éveiller la curiosité, celui de “Occident III” est même franchement excellent et contribue à faire de ce titre le sommet de cette réalisation. Sans apporter la révolution, mais en imposant savoir-faire, efficacité et sincérité, Villa Vortex accroche inévitablement. Que rajouter, sinon espérer que le projet d’enregistrement d’un premier album se réalise rapidement.
Notons enfin à travers le nom du groupe, mais les amateurs de Maurice G. Dantec l’auront de suite deviné, l’hommage rendu à l’un des rares écrivains français qui combat sans relâche la pensée des vieillards séniles, politiques comme intellectuels, qui nous mènent au chaos.

        Brown Jenkin


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