Brendan Perry - Eye of the Hunter

BRENDAN PERRY
Eye of the Hunter
4AD, 1999

 

 

 

Autant dire qu’après le très inégal “The Mirror Pool” (1995), album solo de Lisa Gerrard, et le calamiteux “Spiritchaser” (1996), dernier album de Dead Can Dance, c’est avec beaucoup de réticence que je lançais “Eye of the Hunter” dans la platine… Je restais rapidement sans voix, ne pouvant accomplir qu’un geste une fois l’écoute achevée  : appuyer de nouveau sur la touche  play. Le chant tout d’abord, d’une pureté, d’une perfection dans la tenue de note, d’une chaleur sidérantes. Les compositions ensuite, oubliées les errances world music, disparus fadeur et manque de conviction. Mélodies superbes d’une profondeur et d’une justesse stupéfiantes, s’y mêlent douceur, intemporalité, apaisement, beauté, le spleen se contente d’affleurer, un dosage parfait en tout. Guitares, claviers, violons, mandoline… rythmique le plus souvent réduite à une portion congrue, les vocaux portent ces titres qui véhiculent l’identité sonore de Brendan Perry, lequel nous offre ici des morceaux dignes de ce qu’il a fait de mieux avec Dead Can Dance à l’image de “Voyage of Bran” où nostalgie et grâce nous entraînent loin au-delà de l’espace et du temps. “Eye of the Hunter”… tout simplement un chef-d’œuvre.

       Brown Jenkin