Barbarossa Umtrunk - Tagebuch eines Krieges (2005-2015)

Barbarossa umtrunk tagebuch eines kriegesBARBAROSSA UMTRUNK
Tagebuch eines Krieges (2005-2015)
SkullLine Records, 2016

 

 

Le hurlement des loups, le tonnerre, la pluie... C'est dans l'atmosphère électrique et stimulante de Kyffhäuser que débute ce journal de guerre, témoignage sonore révélant quelques étapes incontournables d'un projet industriel foisonnant.
Enfanté par le Baron Von S., Barbarossa Umtrunk offrira toujours une personnalité propre, ne sonnera jamais comme tel ou tel voisin d'une scène bien occupée et posera sa première pierre sur les frontières de son espace vital en 2008 avec Regnum Sanctum.
Orchestral, martial, visionnaire, se déployant à la façon d'un rituel, en appelant à l'Histoire, à la littérature et la philosophie, insufflant dans son propos une énergie spirituelle constamment présente, BU ne cessera de s'affirmer et de surprendre.
Une décennie bien remplie que ce best of traverse pour notre plus grand plaisir, effeuillant les ornements d'une symphonie d'ombre et de lumière qui s'est acheminée avec le temps vers des considérations plus politiques, avec notamment l'eurasisme et la Quatrième théorie politique chers au théoricien russe Alexandre Douguine. L'objet permet également de retrouver des compagnons de route de BU, ainsi Marc-Louis Questin, hypnotique et chamanique sur Le Pays Perdu et Gwer Nemeton, deux titres figurant sur La Clairière des Eaux Mortes, un split avec Pale Roses sorti en 2013. La palette présente les vibrations d'un lac glacé sur les spoken words de Eldritch Germania, dépeint des accents guerriers et apocalyptiques sur Winter's Reign ou folkloriques sur Ungern Khan : Le Cavalier du Vril, aucune des caractéristiques de BU ne manque ici, un tour d'horizon complet qui j'espère donnera envie à certains de découvrir les opus dont sont issus ces échantillons.

Un chapitre s'est donc achevé alors qu'un autre, nommé Cydonia et tourné vers les immensités stellaires, s'est ouvert en 2012 avec Sinus Medii. Le voyage continue, et on ne peut que s'en réjouir.

      Gasp