Angst - Post Mortem Celebration

ANGST
Post Mortem Celebration
Cyanur Prod, 2013

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Toujours plus bas dans les strates nécrosées de son Death Industrial en mode «totalitaire», Lionel F. en est ici à sa cinquième réalisation sous le patronyme de Angst, poursuivant l'enfermement de l'auditeur dans une chambre noire étouffante où s'exercent les pires tortures mentales !
Des armures de drones sourds et opaques semblent monter des profondeurs de la terre, consumant le monde et les hommes, ne laissant qu'amas de cendres sous un ciel en asphyxie... Lourd, menaçant, "Incinerator" nous prend à la gorge tout de suite, pas de répit ou d'échappatoire possible, encore moins de pardon, ici les dés sont joués, c'est une tête de mort sur chaque face, point barre !
"Somewhere in Death" intensifie encore cette impression d'écrasement avec ce mur bruitiste qui a un petit côté "old school" façon Boyd Rice avec NON, quant à la pièce-titre, elle se charge de dégager de ce magma de pourriture les boursouflures d'une peur qui va nous prendre aux tripes; c'est rampant et brutal mais en même temps ça ne se montre pas vraiment, la suggestion toujours, avec à l'appui un canevas sonore plus dynamique qui nous bouscule, se taille la part du rythme et laisse monter l'adrénaline. Avec "The Fields of Rape" retour à l'agression frontale, aux hurlements, les démons du musée des horreurs sont lâchés et nos nerfs soumis à rude épreuve, comme si nous étions là, immobilisés et obligés de regarder, sans pouvoir détourner la tête ni fermer les yeux !
"March of the Gravediggers" enfonce le dernier clou, mais il l'enfonce doucement dans les moiteurs acides de ses nappes chargées d'angoisse, sournoises et néfastes, refermant la marche d'une célébration "post mortem" dont les 47 minutes vous secoueront l'échine et les tympans.

       Gasp