A Challenge Of Honour - Only Stones Remain

A CHALLENGE OF HONOUR
Only Stones Remain
Divine Comedy Records, 2001

 

 

Projet initié en 2000 par Johan König, celui-ci fut rejoint quelque temps plus tard par Peter Savelkoul, lequel fit paraître sur son label la démo "The Right Place" en édition ultra limitée. Johan quitta la formation en 2001, laissant Peter devenir le seul membre effectif de ACOH. "Only Stones Remain" est donc le premier album d'une entité promise à un bel avenir, et l'on peut affirmer sans se tromper que l'aigle, pour son vol initial, a déployé ses ailes de fort belle manière.
Cette réalisation s'annonce sous l'austérité d'une musique martiale, ambiante et orchestrale où viennent se greffer de nombreux samples ; film parfois oppressant décrivant des armées partant livrer combat et des cités en ruines, nuages gris du désastre survolant notre écoute. Après les bribes de ce qui semble être un chant traditionnel, "Jonestown", le deuxième titre, fait gronder ses menaces ; percussions soutenues par des éléments symphoniques et sentiments d'honneur et de courage révèlent une vision altière, conquérante, écho des poignantes envolées de "Havamal". Alors que les deux parties de "Seppuku" nous montrent la voie du samouraï sous l'orbe d'un soleil rouge, "The Raven" joue la carte néofolk avec son air de guitare acoustique, instrument que l'on retrouve sur le morceau éponyme accompagnant une voix encore mal assurée. "Dum Pater Familia" roule quant à lui un accent médiéval, et l'on s'aperçoit que l'œuvre rassemble en proportions variées tous les ingrédients qui font la richesse d'une scène s'étendant de l'indus martial au néoclassique en passant par la dark folk et les ornements du Moyen-Âge (ceux-ci étant représentés ici de façon très brève). Ton lancinant et un brin inquiétant de "Niebelungen Land" avec ses voix féminines lointaines et vaporeuses ou suspense d'un "The Dragon's Breath" tout en dark ambient, chaque acte est porteur d'un seul et même message au-delà de son enveloppe sombre : il n'est pas encore trop tard pour se redresser et affronter l'ennemi, jusqu'à la victoire !

       Gasp